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Mal partout, tout le temps... Et si c'était la fribromyalgie ?

 

La fibromyalgie touche entre 2 et 5% de la population française, essentiellement les femmes. Cette affection, de survenue tardive (à partir de 50 ans) , est aussi répandue que les rhumatismes articulaires et elle peut même être plus douloureuse. Le quotidien des malades est caractérisé par une douleur physique à laquelle s'ajoute souvent une insupportable souffrance morale : difficultés relationnelles avec l'entourage, perte de la libido, fatigue paralysante, perte du travail, mobilité et vie sociale réduites...

 

Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est une affection chronique caractérisée par une douleur diffuse ou des sensations de brûlure de la tête aux pieds accompagnées d’une fatigue profonde et de troubles du sommeil. L’existence de ce syndrome est reconnue depuis 1992 par l’Organisation mondiale de la Santé. C’est une maladie qui n’entraîne pas de complications graves, mais qui est très éprouvante et altère considérablement la qualité de vie. Les douleurs sont chroniques et souvent résistantes aux différents traitements, qu’ils soient médicaux, physiques ou psychologiques. Cependant, elles ont tendance à rester stables à long terme, ou à s’atténuer. Il n’y a généralement pas d’aggravation. L'origine de cette maladie reste inconnue. Des facteurs génétiques sont probablement en cause, car la prédisposition familiale est très nette : le risque de développer la maladie est multiplié par huit lorsqu'un parent du premier degré est atteint. Ses nombreux symptômes et sa ressemblance ou sa cohabitation avec d'autres maladies ou syndromes (syndrome de fatigue chronique, syndrome de l’intestin irritable, migraine, etc.) compliquent le diagnostic de fibromyalgie. Partout dans le monde, ce diagnostic repose sur deux critères établis par l'American College of Rheumatology, retenus et approuvés par un comité international : la présence d’une douleur diffuse pendant plus de 3 mois (la douleur doit être présente des deux côtés du corps (gauche-droite), en haut et en bas de la ceinture, ainsi qu’à la colonne vertébrale) et une sensation de douleur sur au moins 11 des 18 points caractéristiques de la maladie (voir photo).



Le syndrome de fatigue chronique, caractérisé par une fatigue profonde et des douleurs articulaires et musculaires, ressemble beaucoup à la fibromyalgie et il n’est pas toujours facile de les différencier. La différence principale entre ces deux affections est le fait que la fatigue prédomine en cas de syndrome de fatigue chronique, et plutôt la douleur en cas de fibromyalgie.

 

 

Les symptômes

On note plus d’une dizaine de symptômes, qui varient d’une personne à l’autre et selon les conditions ou les états du moment (climat, moment de la journée, stress, émotions, manque ou excès d’activité physique etc.). Ces symptômes, qui peuvent être aussi les signes d’autres maladie, impliquent de consulter un médecin.

 

►La douleur

Il s’agit du symptôme principal. Toujours présente, elle touche particulièrement la nuque, les épaules, les omoplates, le bas du dos et les hanches. Elle peut aussi atteindre les genoux, la plante des pieds, les fessiers et les mains avec une impression de gonflement, mais aussi la face avec une sensation de crispation ou d’avoir mal à toutes les dents. Les malades se plaignent d’avoir « mal partout ». Cette douleur varie selon le moment de la journée, le niveau de stress et l’activité physique. Elle s’associe à des raideurs diffuses et se caractérise par des points douloureux spécifiques sensibles au toucher. Sourde ou parfois aiguë (voire les deux), avec des sensations de brûlures, de piqûres, de fourmillements ou d’engourdissement musculaire, elle est différemment décrite selon les personnes. Elle peut être pénible au point d’entraver l’accomplissement des gestes quotidiens. Les points sensibles quant à eux, parfois très douloureux à la pression, concernent des zones bien définies qui permettent d’évoquer le diagnostic (voir photo).

 

►La fatigue

Avec la douleur, c’est le symptôme le plus constant. Souvent très intense le matin, elle peut survenir au moindre effort et devenir invalidante. Il s’agit plus d’une « sensation de perte totale des forces », d’une grande fatigue qui peut considérablement altérer la vie sociale et professionnelle. La station debout immobile est particulièrement pénible. L’impact psychologique, sur une personne qui a toujours été active et «bonne vivante», peut être très important.

 

►Les troubles du sommeil

Dans le cas d’une fibromyalgie, le sommeil est « agité » et peu ou pas du tout réparateur : le malade se réveille aussi fatigué, sinon plus, qu’au moment où il s’est couché. Comme la douleur, les troubles du sommeil ne s’améliorent pas avec le temps sans traitement.

 

►Des troubles psychologiques

Il s’agit essentiellement de l’anxiété et d’un état dépressif, associés à des pensées pessimistes et catastrophiques.  Toutefois, la question de la chronologie des troubles se pose : le syndrome dépressif est-il antérieur à la fibromyalgie ou bien réactionnel à la maladie ? Les malades relient souvent ces troubles psychologiques à l’inquiétude qui accompagne leur état de santé incompréhensible. Il faut noter qu’un grand nombre de personnes étaient très actives et dynamiques avant la maladie, sans présenter le moindre signe de dépression. La fibromyalgie et la dépression peuvent être considérées comme deux maladies différentes, quoique voisines et souvent associées.

 

►Autre troubles

La fibromyalgie est un véritable syndrome car elle comprend un ensemble de symptômes. Un ensemble de troubles et de signes apparemment très disparates sont rapportés par les malades : migraines, difficultés de concentration et troubles de la mémoire, hypersensibilité au bruit, à la lumière, et aux odeurs, troubles du transit intestinal (diarrhée ou constipation, leur alternance pouvant faire évoquer à tort un syndrome du côlon irritable), troubles urinaires, intolérance anormale au froid et à la chaleur, syndrome des jambes sans repos avec des impatiences nocturnes, irritabilité, anxiété, dessèchement et brûlure des yeux, aggravation des symptômes avec la consommation de sucre et de produits sucrés, etc. 

 

Ce qui augmente le risque

Plusieurs facteurs augmentent le risque d’être un jour atteint de fibromyalgie : être une femme ou être âgé de 50 ans et plus ; avoir des troubles du sommeil ; avoir contracté une infection importante, comme une hépatite, la maladie de Lyme ou le virus du VIH; manquer ou bien trop faire d’activité physique ; être atteint d’une maladie rhumatismale, comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus ; avoir vécu des expériences traumatisantes (choc physique ou émotionnel) ; appartenir à une famille où l’un des membres souffre ou a souffert de fibromyalgie ou de dépression…

 

Les traitements sont pluridisciplinaires

Le bénéfice d’une hygiène de vie (sommeil suffisant, maintien d’une activité physique régulière et adaptée, alimentation équilibrée) est très important dans la fibromyalgie. Si le diagnostic de cette maladie n'est pas simple, le traitement non plus. Il associe des médicaments, notamment des antalgiques (antidouleur) et des antidépresseurs, et des traitements non pharmacologiques tels que les thérapies cognitivo-comportementales, mais aussi la relaxation, la physiothérapie ou encore le soutien psychologique, la rééducation, l'acupuncture, etc. Parmi les traitements non médicamenteux, la cure thermale et la balnéothérapie ont une efficacité reconnue par la Ligue Européenne contre les rhumatismes (EULAR). Au-delà des effets bénéfiques des eaux thermales, chaudes et antalgiques, efficaces pour réduire la douleur diffuse et le nombre de points douloureux, la cure thermale apporte d'autres bienfaits comme une prise en charge multidisciplinaire du patient dans un lieu homogène, son  reconditionnement à l'effort, son éducation thérapeutique et une reconnaissance de sa maladie de sa maladie.

 

Attention à l’abus de médicaments antidouleur. Les antalgiques sont très largement utilisés par les personnes atteintes de fibromyalgie. Ils sont souvent peu efficaces, ce qui amène les patients à les utiliser de façon inadaptée, à de fortes doses et en associant différents médicaments. Soyez prudents! Les antalgiques et les anti-inflammatoires ont des effets secondaires potentiellement dangereux, surtout à long terme. Demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant d’utiliser un médicament.

 

Sources : www.orpha.net - www.passeportsante.net

 

Liens utiles :

Fédération nationale des associations françaises de fibromyalgie
 http://fnaff.free.fr

Association française du syndrome de fatigue chronique et de fibromyalgie
http://asso.nordnet.fr/

Centre National des Associations de Fibromyalgiques (CeNAF)
www.cenaf.org

Association Fibromyalgie France
www.fibromyalgie-france.org

 

Le saviez-vous ?  Le 12 mai est la journée mondiale de la fibromyalgie et du SFC (Syndrome de Fatigue Chronique)

Le 12 mai est le jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale. Née en 1820 en Grande Bretagne, elle exerçait le métier d’infirmière lorsqu’elle a contracté une forme grave du Syndrome de Fatigue Chronique et de Fibromyalgie vers l’âge de 40 ans. Elle a ensuite passé quasiment les cinquante dernières années de sa vie clouée au lit. Malgré sa maladie, Florence Nightingale est à l’origine de la Fondation de la Croix Rouge Internationale et elle a également fondé la première école d’infirmières. Elle représente un symbole fort de résistance et de lutte contre la maladie.

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