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Michel Fugain, à coeur ouvert

 

On le définit comme chaleureux, enthousiaste et spontané. Les succès et les épreuves ont transformé l’homme au cours de sa vie. Mais la bonne humeur lui colle à la peau, et sa volonté, son énergie lui feraient déplacer des montagnes ! Rencontre à cœur ouvert avec Michel Fugain.

 

Parlez-nous un peu de vous, quelles sont vos origines ?

Je suis un enfant des montagnes, je suis né à Grenoble exactement. Je suis du sud. Je suis de ce pays où l’accent hésite entre celui des montagnards et l’accent du midi, et où l’on appelle le grand-père et la grand-mère, pépé et mémé. J’ai grandi en Dauphiné, à Voreppe, puis à Grenoble, et en Savoie, à La Rochette, dans cette région de petites montagnes qui sont les contreforts des Alpes et des grandes chaînes majestueuses dont les falaises abruptes surplombent la vallée de l’Isère.

 

Après avoir abandonné vos études de médecine, vous avez enfin trouvé votre voie …

Je voulais être cinéaste, j’ai quitté Grenoble à 21 ans pour étudier la profession sur Paris. Puis, une rencontre dans un cours d’art dramatique a changé ma vie …C’était Michel Sardou avec qui j’ai découvert la passion de la musique. Nous sommes rentrés aux nouvelles éditions Barclay, j’ai commencé ma carrière de « compositeur d’édition » et j’ai composé mes premières chansons interprétées par  Hugues Aufray, Hervé Vilard, Marie Laforêt, Dalida …

 

Puis votre premier album en 1967 (Je n’aurai pas le temps) et tous les succès que l’on vous connaît !

Oui, près de 45 ans de chansons derrière moi ! (rires)

 

Comment avez-vous surmonté la disparition tragique de votre fille Laurette en 2002 ?

J’ai été terrassé… J’ai vécu ce qu’on appelle « une petite mort » et j’ai eu l’envie de tout arrêter. J’ai été anéanti pendant trois ans, sans réaction. Ma cellule familiale a complètement éclaté… Je m’en suis sorti parce que Sanda (ndlr : sa nouvelle compagne) m’a rattrapé, alors que j’étais entre deux eaux. C’est d’ailleurs pour ça que je l’appelle la « sirène » (sourires). Mais je n’ai jamais cessé d’écrire… Je devais faire un dernier album… quoi de mieux que de rendre hommage aux chanteurs auteurs compositeurs de ma génération en chantant un de leurs textes ? Je leur ai écrit une lettre en expliquant que je souhaitais interpréter un texte qu’ils n’avaient jamais utilisé. Tous – ou presque – ont répondu favorablement. J’ai d’abord fabriqué des notes, puis des mélodies. Et l’album « Bravo et Merci » est sorti en 2007 : merci à Michel Sardou, Maxime Le Forestier, Charles Aznavour, Serge Lama, Véronique Sanson…et à tous les autres pour m’avoir offert ces quelques lignes ! Ce travail m’a pris trois ans, il m’a passionné et m’a aideé à me reconstruire peu à peu.

 

Puis vous êtes parti vous installer définitivement en Corse …

Oui, j’y habite maintenant. La Corse, je la connais depuis longtemps ! La Méditerranée est mon liquide amniotique, je l’ai sous les yeux tous les jours. Je vis en Balagne où montagnes, mer et horizon satisfont tout mon imaginaire.

 

Comment se passent vos journées ?

Vu le challenge que je me suis donné (sortir dans l’année 4 mini-albums de 6 chansons au fil des saisons « Bon An, Mal An » Printemps - Eté - Automne - Hiver), je passe mon temps à faire de la musique ! Je vais de mon piano à ma guitare, j’essaie de mettre les mots sur les mélodies … Tout ça est extrêmement passionnant mais assez embêtant pour ceux qui partagent ma vie (rires)! Mes amis corses sont très importants aussi, je partage de bons moments avec eux, surtout l’hiver où nous nous recevons les uns les autres, nous blaguons, nous mangeons de bons plats, nous refaisons « la Corse » ! Je joue au golf deux fois par semaine dans un cadre magnifique, le Golf de Reginu près d’Ile Rousse. Et puis je cultive mon jardin, je m’occupe de mes fleurs… C’est tellement bon de vivre ici !

 

Quels sont vos projets ?

Continuer à faire de la musique, c’est ma vie ! Avec la différence que je suis un tout jeune auteur-compositeur (sourires) … maintenant j’écris aussi des textes, je mets des mots sur des sujets qui me tiennent à cœur, ce n’est pas toujours facile mais c’est incroyable de fraîcheur et d’énergie. Cette volonté de vivre, de profiter pleinement de la vie est le plus grand hommage que je puisse rendre à une jeune femme magnifique partie trop tôt… (ndlr : Laurette).

 

Propos recueillis par Sabine Bertrand - © Eric Vernazobres

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