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Noëlle Perna, « avé l'assent » !

Qui ne connaît pas Mado, cette niçoise devenue star improvisée et qui rêve de se lancer dans le « chauve-binz » ? Noëlle Perna , avec son accent chantant, sa gestuelle, ses références locales et son comportement très théâtral, interprète merveilleusement ce personnage de femme authentique originaire du midi. Elle décrit dans ses spectacles l'ambiance populaire du Vieux-Nice est ses sketches se basent sur les observations des situations de la vie de tous les jours : rapports entre les hommes et les femmes, l’argent, la « vraie » vie de quartier et les nombreux ragots qui l’entretiennent. Rencontre avec une artiste généreuse et pleine de vie !

 

Quelles sont vos origines et vos attachements à la région  PACA ?

Je suis une vraie méditerranéenne du « Sud ». Mes parents sont nés en Italie et se sont retrouvés en  Algérie où ils ont acheté leur premier bar-restaurant . Je suis née là-bas et suis arrivée sur la Côte-d’Azur très petite, direct dans le Vieux-Nice ! J’ai passé mon enfance et mon adolescence dans le «Bar des Oiseaux » tenu par mes parents, le même bar qui a fêté ses cinquante ans il y a très peu de temps…

D’où vous est venue cette capacité à faire rire et à imiter les gens autour de vous ?

C’est dans ma nature ! Déjà toute petite avec les clients dans le bar de mes parents et ça a continué quand j’ai pris le bar en gestion dès mes vingt ans. Ma première scène a été derrière le comptoir ! Au fil des années, j’ai transformé le bar en installant une petite scène dans la salle principale où j’ai commencé à faire ponctuellement des petits spectacles pour les habitués. En parallèle, je faisais du café-théâtre dans la région et au bout de quinze années de travail est née « Mado la Niçoise ». Le début des tournées nationales …

Comment expliquez- vous que vous plaisiez autant aux jeunes comme aux plus anciens ?

Mado est un personnage qui a un côté très universel et généreux, elle n’a pas d’âge. Elle a une allure burlesque, voire clownesque, qui plaît beaucoup aux enfants. Elle est vraiment très ancrée dans une réalité de vie où les 30-40 ans se reconnaissent très bien. Mais comme elle a cette allure un peu passéiste, elle plait aussi aux gens âgés. En fait, tout le monde se sent concerné par les propos et la générosité de Mado.

Où trouvez-vous votre inspiration et cette énergie débordante ?

Je me demande parfois où je trouve l’énergie (rires)! L’inspiration vient par salves, ce sont vraiment des moments de grâce que l’on doit saisir à temps. Après,  c’est surtout beaucoup de travail ! Je pense vraiment que  l’inspiration pure n’est que 10% de la quantité de travail qu’il faut produire dans ce métier. J’écris mes textes de pratiquement tous mes sketches ou je suis vraiment partie prenante si je les  coécris avec d’autres auteurs. J’écris sur des sujets qui m’intéressent, il faut que le discours m’appartienne vraiment, sinon ce n’est pas pour moi !

Vous avez la faculté de faire passer de vrais messages dans vos spectacles, avec sourire et élégance !

Oui, parce que Mado est un personnage très bienveillant. Elle n’est pas sarcastique ni  aigrie par la vie, elle peut donc faire passer n’importe quel message sur l’argent, la politique, les rapports de séduction … Elle cherche à fédérer bien plus qu’à diviser.

Avez-vous des endroits de notre région que vous affectionnez plus particulièrement ? En dehors de Nice bien entendu !

J’aime beaucoup Lorgues dans le Var avec ses vignes et les gens proches du terroir. Quand j’y vais, je « décroche » vraiment. Il n’y a pas de béton… on est vraiment dans une nature qui est restée proche d’elle-même.  Et même si je ne suis qu’à une heure de route, cela me change vraiment de la Côte d’Azur !

Comment vous entretenez-vous au quotidien ?

Je suis « bio » depuis des années ! Je fais très attention à ce que je mange et à mon hygiène de vie parce que je suis convaincue que l’aliment est le premier des médicaments. C’est en fonction des excès ou des carences alimentaires que l’on favorise les toxines et que s’installent les maladies. J’ai compris ça très jeune, dès l’âge de vingt ans. C’est tôt, je sais, surtout que mes parents étaient restaurateurs et donc pas du tout concernés par la cuisine diététique (rires). C’est vraiment un chemin personnel et un choix de vie et aujourd’hui,  il s’avère que je ne me suis pas trompée sur les bénéfices que j’en retire.  Je fais aussi du sport car l’activité physique fait partie de l’hygiène de vie, du respect de soi et de son corps, quelque soit l’âge. Le corps, c’est comme un véhicule qui doit nous amener le plus loin possible !

Propos recueillis par Sabine Bertrand

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