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Un tête-à-tête avec Gérard Lenorman

 

L’artiste nous est revenu avec un beau succès, Duos de mes chansons, qui a ravi ses fans de toujours et conquis la nouvelle génération. On dit qu’ « il chante les doutes, les nostalgies, l’amour, l’amitié, la solitude aussi, mais avec la pudeur et l’ironie qui conviennent ». Après toutes ces années d’absence, Gérard Lenorman est plus motivé que jamais. Généreux et profondément humain, il se livre un peu plus pour les lecteurs de Seniors Région.

 

Vous êtes d’origine normande, n’est-ce pas ?

Oui, je suis normand et fier de l’être ! Je suis né à Bénouville dans le Calvados. Mon enfance s’est passée à côté de Sainte-Mère Eglise, chez ma grand-mère, dans un village où les habitants m’ont transmis des valeurs propres aux gens qui travaillent, qui aiment la terre et qui la respectent. Mais les circonstances de la vie de ma mère m’ont amené à m’étendre sur plusieurs régions, notamment en Auvergne, vers mes neuf ans. Disons que dès le départ j’étais destiné à voyager un peu ! (sourires).

 

Vous avez sorti votre premier album en 1969, il y a un peu plus de quarante ans …

En fait cela fait pile quarante ans ! Le vrai gros succès a été « Il » en 1971.

 

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour offrir un nouvel album  à vos fans qui attendaient tellement de vous voir revenir sur le devant de scène ?

 Cela fait une vingtaine d’années que je me suis mis en retrait … par contre je n’ai jamais cessé de chanter, la vie sans la scène, c’est la mort ! Grâce à la fidélité du public, j’ai continué à faire des tournées dans toute la France, toujours avec la même passion. Ces dernières années ont été pour moi  recherche et recueillement, questionnement incessant, volonté de rester vrai. Il y a un an et demi on m’a conseillé de ralentir un peu les spectacles pour me consacrer à  une vraie belle relance de ma carrière, en même temps que la sortie du nouvel album « Duos de mes chansons ». Jamais je n’ai eu droit à une telle reconnaissance, non seulement du public qui a toujours été à mes côtés, mais aussi de ceux qui n’étaient pas spécialement fans et qui ont régulièrement eu des mots gentils ou une vraie attention vis-à-vis de moi ! J’ai toujours droit à des gestes d’amitiés et de tendresse, c’est très agréable.  Je crois que le succès actuel vient aussi de cette distance que j’ai prise avec les médias depuis très longtemps.

 

Où trouvez-vous votre inspiration ? Quelles sont vos sources d’énergie ? Pratiquez-vous un sport en particulier ?

L’inspiration me vient de la terre ! Plus précisément de la randonnée. Il y a quelque temps je suis retourné en Argentine pour crapahuter du côté de la Cordillère des Andes, j’en garde des images inoubliables ! La personne qui m’a inoculé ce virus a changé totalement ma vie.  Maintenant, dès que je le peux, je pars m’échapper en montagne, ça me permet de garder une condition physique pour mon grand âge (sourires). J’adore les Pyrénées aussi, la montagne, c’est vraiment magique, c’est un éternel renouvellement de plaisir, de vues uniques, de lumières différentes selon les saisons, c’est formidable ! Cette activité que l’on peut qualifier de « solitaire » me correspond très bien.

 

 « Duos de mes chansons » est un véritablement album intergénérationnel. Comment expliquez-vous ce succès auprès du public plus jeune ?

C’est grâce aux chanteurs de la nouvelle scène française, que j’ai rencontré d’abord tout à fait par hasard et qui m’ont fait prendre conscience de ce que je représentais pour eux …  J’avoue que je n’en avais aucune conscience.  Comme je me suis beaucoup mis en retrait, je pensais que ces jeunes interprètes n’avaient aucune envie de partager quelque chose avec moi.  C’est grâce à eux que je chante aujourd’hui. Je suis vraiment heureux de ces duos, je ne m’y attendais vraiment pas ! Et puis, le jeune public a très certainement connu mes chansons au travers de leurs parents.

 

Vous avez des projets d’écriture de nouvelles chansons?

C’est un peu une maladie ! J’ai toujours gardé une attitude créative. Je suis très sélectif, comme toujours et j’ai encore beaucoup de choses à dire.

 

Votre frère tient un restaurant à Uzès dans le Gard, l’Hostellerie Provençale, n’est-ce pas ?

Absolument ! Ce restaurant a beaucoup de succès et cela me fait très plaisir, car mon frère fait très bien son métier. Uzès est un lieu idéal pour s’installer quasi-définitivement. C’est en endroit superbe, qui a beaucoup de caractère. J’aime aller le voir dans cette région pour laquelle j’ai toujours eu beaucoup d’attachement. Mon rêve caché est de trouver un endroit là-bas pour y vivre un jour …

 

Aimez-vous la cuisine provençale ? Si oui, pouvez-vous nous citer quelques plats que vous affectionnez tout particulièrement ?

Ah oui, énormément ! Je cuisine aussi beaucoup, avec des produits frais et naturels. J’adorerais savoir faire la bouillabaisse, encore faut-il avoir de bons poissons ! Mais à Paris on n’a pas forcément envie de cuisiner ces plats-là … C’est comme boire un pastis, il me faut les boules et le soleil qui vont avec (rires).

 

Connaissez-vous la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ? Quels sont vos endroits préférés ?

J’ai une vraie prédilection pour la Côte Varoise, vers le Lavandou. L’endroit, plus sauvage, me ressemble plus. J’aime aussi les belles villes comme Aix en Provence, Nice, Cannes… J’y vais régulièrement.

 

A soixante ans passés, avez- vous trouvé les clés de votre bonheur ?

Je suis en train de constituer le trousseau idéal ! Une clé, ce n’est pas suffisant, il en faut plusieurs…

Propos recueillis par Sabine Bertrand

 

 ©photo : Renaud Corlouer

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