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Frédéric François, l'Amor Latino

Frédéric François, de son vrai nom Francesco Barracato, voit le jour en Sicile, à Lercara Friddi, près de Palerme, le 3 juin 1950. Deux ans après, sa famille quitte son village sicilien pour venir s’établir à Tilleur en Belgique. À 12 ans, il s’achète une guitare et chante le soir dans des cabarets après le travail à la mine, où travaille son père Peppino, qui lui a transmis l’amour de la chanson. Certaines de ses chansons («Mon coeur te dit je t’aime», «Je t’aime à l’italienne») restent très connues, parmi les plusieurs centaines d’autres. Le chanteur a un répertoire presque entièrement tourné vers les chansons d’amour, qu’il chante en français, mais aussi à l’occasion en italien et espagnol.
Il lui vaut un public très familial et surtout fidèle. La musique de Frédéric François est «classée» romantique, mais proche de la réalité, puis qu’avec des mots de tous les jours, chacun peut reconnaître sa propre histoire dans ses chansons.

 

Vous qui êtes méditerranéen, le sud ne vous manque-t-il pas trop ?


En 1948, mon père a eu l’obligation d’immigrer en Belgique. Comme tous les siciliens de l’époque, il avait un contrat de trois ans dans une mine de charbon avant de pouvoir faire venir sa famille, ce qui explique mon arrivée dans ce pays en 1952. Depuis, j’ai grandi dans ce pays d’adoption mais je n’oublie pas mes racines et c’est toujours un plaisir pour moi de revenir dans le sud de la France !


Quels est votre destination favorite dans la région PACA ?


J’ai habité à Cannes, je connais très bien la Côte d’Azur.


Hormis la musique, avez-vous d’autres passe-temps, des hobbies plus personnels ?


J’aime bien la photographie et également le Tennis. Je prends souvent des cours et j’ai l’habitude de faire des petits matchs en famille, sans aucune compétition. A côté de ça, je pratique du sport pour me maintenir en forme, c’est indispensable pour le bien être physique et moral. Je ne dis pas qu’il faut en faire à outrance, mais une demi-heure par jour est à la portée de chacun, je pense que c’est très important.


Tout à fait ! Vous parliez de votre famille... Connaissez vous le bonheur d’être grand-père ?


Oui bien sûr ! Je me suis marié à l’âge de 20 ans et je suis devenu une première fois papa à 21 ans, il était donc fort probable que je sois grand père assez tôt (rires). A ce jour, j’ai 6 petits-enfants dont certains ont 16 ans déjà...


Et comment se passent vos rapports avec eux ? Avez vous gardé vos traditions familiales ?


A l’époque où nous vivons il est très difficile d’avoir les mêmes rapports qu’à mon époque. Même si nous conservons nos valeurs et qu’il y a beaucoup de respect, nous sommes très complices.


Et qu’avez-vous avez conservé de votre Sicile natale, des coutumes, des traditions?


Ma vie entière tout simplement. Je suis arrivé en Belgique à 1 an, mais je suis revenu régulièrement en Sicile jusqu’à mes 4 ans car mon frère avait des problèmes de santé. Dans ma mémoire, des images ne pourront jamais s’effacer, des souvenirs avec mes grands-parents, des parfums… Car mon père travaillait beaucoup et même avec le peu d’argent qu’il gagnait pour nourrir notre famille, ma mère et lui économisaient pour pouvoir rendre visite à leur famille tous les trois ans.
Cette ambiance dans les rues, les bergers qui venaient avec leur troupeau de chèvres nous vendre le lait… C’était un monde à part !


Vous avez conservé les traditions culinaires méditerranéennes ?


Oui bien sûr ! Dans mon enfance, c’était spaghetti, olives, aubergines... Ça faisait parti de mon quotidien, des repas colorés et encore aujourd’hui…


Vous n’avez jamais fait de cinéma ?


Non, je ne me suis jamais présenté dans des castings ni sollicité qui que ce soit. Mais ma fille, qui fait sa dernière année dans une école de cinéma, m’a donné l’envie de prendre des cours et d’exploiter cet art-là. Au temps du conservatoire, j’avais déjà des cours de déclamation (l’art vocal de l’acteur, consistant à articuler les phrases  entre  parole  et  chant-  ndlr) et d’art dramatique. J’ai laissé cela de côté pour la chanson mais je ne vous cache pas qu’à l’âge que j’ai maintenant, je pense qu’il est temps que j’y travaille.


Propos recueillis par Sabine Bertrand

 

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