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Le vélo un allié pour les seniors

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A toutes les étapes de la vie, le vélo est source de bienfaits. Y compris lorsque l’on avance en âge. C’est pour quoi 9 millions de personnes ont on fait leurs quotidien. 

La littérature scientifique est unanime. Pédaler, c’est bon pour la santé ! Et cette vérité ne se dément pas avec le poids des années. Bien au contraire ! Sport porté, la bicyclette entretient les articulations sans les mettre à mal et limite l’apparition de l’arthrose. Elle permet de réguler sa tension artérielle et plus largement de lutter efficacement contre les maladies cardiovasculaires.

Pour quoi le vélo ?

– Pour garder la mémoire 

Vivre plus vieux, mais aussi préserver ses capacités cognitives ! De nombreuses études le montrent, le vélo joue un rôle déterminant sur la santé mentale. 

Pédaler permet de prévenir l’apparition de pathologies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer. L’activité physique ralentirait en effet le vieillissement inéluctable du tissu cérébral. De quoi conserver une bonne mémoire, mais aussi ses facultés à organiser les tâches complexes du quotidien. Un atout pour rester autonome durablement.

– Parce qu’il n’est jamais trop tard pour être en forme 

Vous n’avez pas roulé depuis des lustres et vous commencez à la regretter ? Bonne nouvelle, les effets positifs du vélo sur la santé se font ressentir même en débutant tardivement. Commencer à pédaler, c’est un peu comme arrêter de fumer. Les bénéfices sont presque immédiats quel que soit votre âge. Après 3 ou 4 séances, vous gagnerez en aisance respiratoire en montant les escaliers, vous constaterez que votre pouls a ralenti au repos et que les courbatures se font de plus en plus rares !

Mieux, selon cette étude suédoise, un quinquagénaire sédentaire qui entame une activité physique peut retrouver, après 10 ans de pratique régulière, une espérance de vie proche d’un sportif de longue date.

– Pour retrouver son âme d’enfant 

Célébré par la chanson et la littérature, le bonheur d’aller à bicyclette n’a pas d’âge ! L’oxygénation, le contact avec la nature, le plaisir de l’effort même modéré, participent au bien-être général.

Pédaler, c’est bon pour la moral. C’est voguer sur ses souvenirs d’antan. C’est continuer à utiliser le jouet qui a fait notre liberté d’enfant.

– Pour rester maître de ses déplacements 

Faire du vélo permet d’entretenir son sens de l’équilibre, mais aussi sa masse musculaire qui s’amenuise avec l’âge. Deux éléments déterminants dans la prévention des chutes.  Le mouvement appelle le mouvement. A l’inverse, l’inactivité favorise les accidents et les risques de perte d’autonomie prématurés.

En pédalant, on peut faire ses courses, changer d’air et tout simplement rester connecté au monde. Bref, cultiver sainement son indépendance !

– Pour lutter contre l’isolement

Le vélo vecteur de lien social ? Une évidence ! C’est un sport solitaire qui se pratique en groupe. Une volonté de vivre des expériences en commun incarnée notamment par la Fédération française de cyclotourisme (FFCT). Même si elle multiplie les initiatives pour rajeunir ses troupes (elle a fait évoluer son identité en FFvélo en 2018), l’âge moyen des licenciés reste supérieur à 60 ans. Rien n’oblige bien entendu d’intégrer une association pour rouler à plusieurs. Des petits pelotons informels se créent spontanément entre voisins ou depuis des forums internet dédiés.

Pédaler en groupe rassure, offre l’opportunité de découvrir de nouveaux parcours, d’enrichir ses connaissances autour du vélo et tout simplement, parfois, de rompre une solitude qu’on n’a pas désirée.

– Parce qu’il n’est pas nécessaire de trop en faire 

Trois ou quatre sessions hebdomadaires de 30 minutes à intensité modérée suffisent à produire des effets significatifs sur le bien-être et la santé. Pas besoin de dégager un temps spécifique pour aller rouler. A vélo, vos déplacements du quotidien se transforment naturellement en séances d’activité physique.

Le troisième âge (et même le quatrième) n’interdit pas toutefois une pratique plus sportive. On peut avoir largement dépassé l’âge de la retraite et conserver le goût de l’effort voire l’esprit de compétition.  L’emblématique Robert Marchand, 109 ans, collectionne les records dans la catégorie plus de 100 ans. Il n’a pourtant repris l’entraînement qu’à 67 ans. Un cas à part certainement, mais les sexagénaires et septuagénaires capables de réaliser des performances à faire pâlir le commun des trentenaires sont de plus en plus nombreux. Attention, toutefois, la pratique du vélo à des intensités élevées, chez les vétérans en particulier, doit impérativement s’accompagner d’un suivi médical régulier comprenant des tests à l’effort adaptés.

– Parce que la retraite peut être le point de départ de vos plus belles aventures à vélo

Et si la retraite était synonyme d’une nouvelle vie sur la route ? Nombreux sont les seniors, une fois libérés de leurs obligations professionnelles, à laisser libre cours à des rêves d’évasion à vélo mûris parfois depuis des décennies. Du temps devant soi, une santé qui demeure florissante et c’est parti pour un tour du monde ou un enchaînement de randonnées plus locales. En France, les parcours cyclables aménagés sont en plein développement. Des milliers de kilomètres de véloroutes qui permettent de s’initier en douceur à l’itinérance, en autonomie complète ou en mode carte bleue avec tout le confort voulu à l’étape. De quoi concrétiser des aventures imaginées de longue date et l’occasion, peut-être même, de construire des ponts entre les générations. Le voyage à vélo n’a pas d’âge. Alors pourquoi ne pas convier enfants et petits-enfants pour une grande expérience cyclable en famille ! 

Source :  https://www.cyclable.com/blog/2021/03/16